Je ne vous ai pas oublié ! Mais non, je suis juste absorbé, intégralement, par la réécriture. Je vais faire une petite pause aujourd’hui pour vous donner quelques nouvelles…
Alors voilà : brutalement, j’en suis à la page 190 sur 300. Je frôle les 2/3 ! Ceci étant dit, je détaille un peu plus. Qu’est-ce qui a changé ?
Beaucoup de choses en fait !
Plusieurs chapitres ont été effacés et réécrits complètement. Deux passages principalement. En premier lieu, j’ai toujours été mal-à-l’aise avec la scène au collège, de la réunion parents-profs. Comment le collège pouvait-il s’occuper de ce que les ados font en dehors de ses murs ? ça ne collait pas. J’avais étiré la chose en évoquant un problème de notoriété de l’établissement privé, de réputation des profs etc… Mais je n’étais pas satisfait, ça ne sonnait pas réaliste. Du coup, hop, à la trappe. La scène se passe maintenant au commissariat. La confrontation des jeunes héros avec leurs parents et les autorités est franche et directe. Je me suis beaucoup amusé à faire se rencontrer les parents dans ces circonstances aussi.
Une chose est apparue alors. En approfondissement les personnages principaux, en détaillant leurs parents, en racontant leurs passés, ils ont pris vie. Vraiment ! Cela m’était déjà arrivé avec un personnage du tome 2 : celui-ci est apparu, du jour au lendemain, tout existant, tout complet, avec sa vie son histoire, son caractère. Pour être concret, je me suis endormi un soir et le lendemain matin, ce personnage m’offrait toutes les solutions aux nœuds dans lesquels mon histoire s’était empêtrée. Je n’avais pas vraiment le contrôle de son action sur l’intrigue, mais comme j’avais presque terminé, il s’est inséré dans tous les interstices « boiteux »… m’obligeant à tout reprendre depuis le début, là aussi !
La seconde partie qui me dérangeait était la découverte du Mont Dol. C’est le pivot de l’histoire et il me semblait être un peu passé à côté. J’ai donc tout réécrit là encore. Cela m’a fait prendre conscience qu’Anna ado n’était pas assez différente d’Anna autrice, adulte. J’ai donc retravaillé ce point tout au long du récit.
Jean et Pierre ont beaucoup changé également. Je n’avais pas assez insisté sur leur confrontation amicale. L’un est beau sportif et chevaleresque, l’autre est introverti, intellectuel et torturé. Mais ils se battent pour l’amour d’Anna, car même s’ils se connaissent depuis longtemps, aujourd’hui ils sont ados et d’autres perspectives, d’autres désirs apparaissent, sources de tensions qui devaient être mieux explicitées et exploitées.
Bon, je m’arrête là. Comme vous le voyez, cette nouvelle version sera vraiment… nouvelle ! Finalement, je pense aussi que le genre de l’ensemble a évolué. On m’a plusieurs fois demandé à qui était destiné e-Dieu. Aujourd’hui la réponse me parait nette : cette histoire se destine à des lecteurs qui ont gardé un peu leur âme d’enfant et qui aiment le fantastique, comme « le Seigneur des Anneaux », Harry Potter ou « l’enfant poussière » de P. Dewdney dont j’ai déjà parlé ici. Personnellement, ce travail de réécriture était important mais je ne peux pas vous en dire davantage sans « spoïler » ! Cette épreuve me permet enfin de mieux accrocher la suite, le tome 2, « le Chevalier de l’Apocalypse », qui lui est écrit pour plus de la moitié.
Aller, encore un peu de patience. Je pense que d’ici deux mois maximum, je devrais avoir terminé et corrigé ce tome 1, « La Magie du Graal » et je pourrais alors vous le présenter en grandes pompes !
Je vous donne rendez-vous au mois de Mai…
